Residences Art x Gilles Mayk Navangi

Gilles Mayk Navangi


Cosmogonie Afrodescendante

Artiste soutenu par Residences Art depuis 2019

Gilles Mayk Navangi est un peintre et illustrateur basé à Bruxelles.

Son univers se compose de motifs et de lignes colorées où des personnages semblent danser et décomposer le mouvement.

Les corps qui s’entremêlent et dialoguent entre eux créent une chorégraphie graphique vibrante sur la toile. Les positions de ces corps aplatis et de profil ne sont pas sans rappeler les peintures murales de l’Égypte antique; période de l’histoire faite d’inventions et d’art.

Son travail cache également des références  sur sa pensée et le monde qui l’entoure. Par sa vision intemporelle des cultures, Gilles Mayk Navangi joue avec les codes et souligne l’hégémonie culturelle. Il propose une représentation solidaire et personelle de la femme et de l’homme à travers une multitude de motifs colorés.

Création / Collaboration

Mokili (Monde)

Création de Mobilier upcycling peint à la main

Bodypainting (2019).

Le siège de l'âme

Acrylique sur toile, 200cm x 140 cm

(2020).

Mokili (Monde)

Création de Mobilier upcycling peint à la main

(2019).

Box Mokili (Monde)

Création d'une boite noire en bois  2 m x 2m x 2m, inspirée des chambres funéraires de l'Egypte Antique.

Fresque cosmogonique fluorescente (2019).

Accompagnement d'artistes


La démarche de Gilles Mayk x Mokili

L’œuvre exposée représente le phénomène de transmission d’une génération à une autre. Ici, il est question de transmission de cultures, de connaissances, de savoirs, de principes.

Cette transmission se fait par le biais d’une alchimie entre le corps et son environnement.

Le personnage principal se trouve au centre de l’œuvre et représente la jeunesse, la pureté, l’espoir et le renouveau. Les autres personnages ont pour objectif de le sublimer à travers la nature, chacun avec sa particularité et son expérience. Cette scène fait écho à plusieurs aspects des différentes cultures noires. Le plus grand personnage de l’œuvre est une femme. Sa taille indique qu’elle jouit d’un certain grade. Ceci est un clin d’œil aux fameuses Candaces de Méroé, ces reines noires à la tête d’armées d’hommes en Afrique antique. Les autres personnages quant à eux, évoquent les traditions africaines, l’afrofuturisme ou encore les diasporas noires de notre époque. La scène en elle-même, rappelle les fresques égyptiennes et la prépondérance de la spiritualité dans les mythes africains. La représentation d’une flore abondante et généreuse est une façon de rendre hommage à la beauté des paysages africains. C’est aussi une manière de pointer du doigt le pillage indécent des ressources naturelles africaines par les multinationales occidentales. Notamment la déforestation et l’exploitation des minerais qui, de surcroît, ont un impact écologique désastreux. Dans cette œuvre, les personnages sont en total harmonie avec la nature. Au-delà de la connexion à la végétation, il s’agit plus globalement d’une symbiose avec le cosmos. En effet, la forme circulaire monumentale symbolise certaines propriétés astronomiques.


Mokili, qui signifie monde ou terre, planète, univers, nature en lingala, est ici employé pour désigner le cosmos. La transmission s’effectue donc du tangible à l’abstrait, de la matière à l’esprit et inversement. Le système d’écriture inspiré des hiéroglyphes égyptiens demeure la passerelle entre ces deux mondes. Dans cette œuvre il s’agit pour Gilles Mayk Navangi de valoriser le
patrimoine africain et le corps noir. Et ainsi, de mettre les enfants au premier plan comme étant la priorité la plus fondamentale et par conséquent, de sensibiliser les plus jeunes à la nature et au vivant dans son ensemble. Enfin, Gilles Mayk Navangi aspire à proposer un regard et une représentation de la femme qui soit plus inclusive dans la société.